25 octobre 2007

Visite de Grenada et la Vraie retraite



21 octobre

Retour d’une fin de semaine à Grenade avec Lucille et Raymond que nous avons rejoints après un voyage de 5 heures en autobus (nous sommes revenus en auto, 3 heures environ). Ayant perdu notre caméra, les photos viendront un peu plus tard. Grenada est une petite ville magnifique : une population de 300 000 personnes dont environ 80 000 étudiants et étudiantes. Une vraie ville universitaire, bourdonnante de jeunes qui envahissent le vieux quartier à partir de 21h00 et pour presque toute la nuit. Nous avons essentiellement visité trois choses : (1) la cathédrale; (2) un vieux quartier anciennement arabe appelé l’Albaicin : un dédale de ruelles, des murs blancs, de beaux jardins (cela rappelle un peu le « Panier » de Marseille en plus chic); et (3) l’Alhambra : un ancien palais de sultans (15ième siècle) rappelant la période arabe de la ville (celle-ci a été la dernière à être reconquise par les rois chrétiens), un monument impressionnant avec de nombreux jardins non moins impressionnants. Lucille a pris beaucoup de photos et nous espérons pouvoir les transférer sur notre ordinateur. A suivre.

22 octobre

ENFIN LA VRAIE RETRAITE DE LOUISE


Voilà, c’est fait… je suis maintenant à la retraite puisque j’étais en vacances jusqu’au 19 octobre…Pas vraiment de grandes émotions!!! Un lundi qui ressemble à celui de la semaine dernière avec un peu plus de difficultés dans l’apprentissage de l’espagnol. Une fin de semaine sans pratiquer ni même faire nos devoirs et on est déjà rouillé. Mais le prof est gentil avec nous : il dit que nous faisons de sérieux progrès et que nous ferions une bonne publicité pour son école (des vieux qui sont encore capables; ça c’est nous qui le disons, pas lui).


24 octobre

Merci encore pour les commentaires.

On se demande si Philippe et François lisent le blog. Si oui, sachez que vous nous manquez beaucoup et on a hâte de vous revoir. On (Victor) pourra jouer quelques petites parties de hockey sur la patinoire, sinon dans le nouveau sous-sol. Comme Maude a commencé à marcher, elle pourra peut-être se joindre à nous. Petite question : est-ce que le Canadien se débrouille mieux cette année? Ici, pas moyen de le savoir. Nous (surtout Louise) comptons sur vous pour nous tenir au courant.

Plus vert chez le voisin?

16 octobre

Nous sommes dans le pays des « boat people » africains. Presque tous les jours, les journaux parlent de rescapés de la mer tentant d’accoster en Espagne. Le gouvernement espagnol négocie leur « débarquement » en Libye (avec le démocratique gouvernement de la Libye!). Parlant d’immigrants africains, on en voit plusieurs sur les plages, les bras remplis de montres, de tissus, de sacoches, de poupées chantantes, et quoi encore. Les éternels vendeurs ambulants!

Nous avons commencé à lire le journal « Le Metro » (pas celui de Montréal). Pour vous dépayser, voici quelques nouvelles que nous avons glanées au fil des jours :
- les taux d’obésité augmentent chez les jeunes
- il y a trop d’immigrants
- le « hijab » dérange
- les jeunes sont dans une situation précaire
- le climat fait des ravages
- les listes d’attente augmentent dans les hôpitaux
- une femme a été battue par son mari
- etc

Quand la santé au travail nous colle à la peau:

Sympathique David et enfin un opinel (sans rapport entre les deux)

15 octobre

Aujourd’hui (troisième semaine de cours), les effectifs de notre groupe ont grimpé de 50% : nous sommes maintenant 3 dans la classe. Un autre canadien de White Horse s’est joint à nous. Pour une semaine. Très sympathique ce David.

Les pluies de la semaine passée ont été terribles dans la région. Beaucoup d’inondations, de dégâts et 5 morts. Le prof a parlé d’un mètre cinquante (la hauteur de Louise) de pluie. Un peu d’exagération peut-être mais cela ne change rien à la réalité de la catastrophe. Encore une fois, on nous répète que cela n’est pas du tout normal et que c’est pour cela que les municipalités ne sont pas équipées (égouts, etc.) pour cette quantité d’eau. Nous espérons que les changements climatiques ne vont pas aller jusqu’à amener la neige à El Campello…

HOLA!
Les cours d’espagnol se corsent. Nous sommes maintenant dans le passé simple, mais pas si simple que cela. Voici encore un autre exemple de complications (inutiles selon nous). Ainsi, lorsque la période de temps n’est pas encore complétée, c’est le passé composé. Ainsi, si c’est cette semaine, cette année, etc., c’est le passé composé (he comido = j’ai mangé); si la période est terminée (e.g. la semaine passée, l’année passée, etc.), c’est le passé simple (je mangeai = comé). On doit donc toujours se poser un tas de questions philosophiques avant de choisir une conjugaison. Et là nous vous faisons grâce des nombreuses formes irrégulières des verbes conjugués au passé simple. David, notre nouveau compagnon de classe, arrive de Montpellier où il a suivi une semaine de cours de français (il parle d’ailleurs très bien français) et il nous dit que le français est beaucoup plus difficile à apprendre que l’espagnol. Cela nous rassure…un poco.

« Le soleil des Scorta » de Laurent Gaudé : un très très beau livre. Un livre que l’on veut relire. Merci à Michèle pour nous l’avoir fait découvrir!

Un autre livre exceptionnel : Nancy Huston, Lignes de faille.

Notre qualité de vie culinaire vient de monter d’un cran : nous nous sommes acheté un opinel.

17 octobre 2007

Victor the Bluegrass Boy

Bonne fête Pierre

12 octobre

Bonne fête Pierre!

15 octobre

Nous avons eu une fin de semaine de trois jours. Ouf! Nous en avons profité pour réviser nos notes de cours, surtout que vendredi, il a plu toute la journée.

FIESTA DE LA HISPANIDAD

Vendredi était donc jour de congé : pour célébrer une fête nationale « La fiesta de la Hispanidad », qui célèbre en fait la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb (1492). En principe, il s’agit d’une fête célébrée par tous et toutes les hispanophones mais, selon le prof, les Espagnols de l’Amérique latine la boycotte à cause de son rappel de l’impérialisme espagnol qui a été terrible (mais existe-t-il un impérialisme doux ?). La fête nationale officielle se célèbrera le 6 décembre 1977 (quelqu’un sait-il pourquoi cette date?)


FÊTE DES MAURES ET DES CHRÉTIENS

A Campello, on célèbre la fête des Maures et des Chrétiens. On oublie que l’Espagne a été musulmane pendant plusieurs siècles (de 744 à 1280), cette dernière date étant celle où Alicante a été reconquise par les rois chrétiens). Aujourd’hui nous avons assisté à la victoire des Maures sur les Chrétiens (probablement vers les 740) et demain les Chrétiens reprendront le Château (probablement dans les années 1200). La fête est vraiment impressionnante par le nombre de groupes déguisés soit en Chrétiens soit en Maures. Les enfants sont également de la partie.

UN PEU DE SOCIOLOGIE?

11 octobre

Les cours sont souvent l’occasion d’échange avec les professeurs. Ce matin, durant le cours donné par Natalia (environ 30 ans), Louise devait compléter la phrase suivante : « He firmado un contrato de trabaja …. » (il ou elle a signé un contrat de travail …); sa réponse : por 2 anos. Vous aurez deviné que la leçon portait sur la différence entre « para » et « por ». La prof a vite réagi et affirmé qu’en Espagne, cela n’était pas possible. Il fallait répondre plutôt « por 2 meses » (pour 2 mois). S’ensuivit une discussion intéressante sur le chômage des jeunes en Espagne qui est très élevé (il est plus de 20% dans la population générale). La situation des jeunes frôle la catastrophe. Leurs stratégies? Émigration vers d’autres villes européennes (Londres semble être une destination prisée) pour les uns, et pour ceux et celles qui restent (la majorité), contrats temporaires et/ou chômage. Cela explique que plusieurs jeunes habitent encore chez leurs parents à 30 ans et plus.

Du travail pour Annick : la première page du journal du coin titre : « Los bien pagados en Alicante son hombres. Sólo el 15% de los trabajadores con mejores sueldos son mujeres. La discriminacion laboral por cuestion de sexo es un hecho tambien al más alto nivel. En terminos generales, las Alicantinas cobran un 26% menos que sus companeros. »
Comment ça se compare au Québec?

Marché médiéval két..pas à notre goût



Octobre 9 (martes)

LE MARCHÉ MÉDIÉVAL

El Campello est présentement en période de festivités. Depuis quelques jours, au centre de la ville (downtown El Capello), il y a un « marché médiéval » : beaucoup de kiosques vendant de l’artisanat (pas à notre goût) et quelques enclos d’animaux. Probablement excitant pour les enfants.

El Campello abrite une Casa de la cultura : semblable à nos maisons de la culture, elle offre plusieurs activités gratuites. Par exemple, vendredi soir, nous (Lucille, Raymond, Louise et Victor) sommes allés assistés à un concert de violon et violoncelle. Il manquait quand même un peu de banjo. Après le concert, il y avait l’ouverture (avec vin et fromages) d’une exposition de peintures d’artistes locaux : pas vraiment à notre goût (les peintures et non les artistes).

HABLAMOS ESPANOL UN POCO

Pour vous dire notre zèle, aujourd’hui c’est congé dans la région mais nous sommes quand même allés à nos cours. Parlant des cours, après 7 jours, nous reconnaissons que nous avons fait beaucoup de progrès mais nous constatons que le chemin est encore long. La pédagogie demeure ancienne de même que la technologie éducative : quelques craies, un tout petit tableau noir et le tour est joué. Mais on ne se plaint pas car, à deux dans la classe, nous pouvons facilement dialoguer avec nos trois professeurs. (Dans le cas de Victor, cela lui fait 4 professeurs…)

Nous vivons vraiment en marge de l’actualité politique. Nous commençons à lire les journaux espagnols.

Lucille et Raymond sont partis au Portugal pour une dizaine de jours (il et elle vont rejoindre Jeanne, la fille de Raymond). En principe, nous nous retrouverons à Grenade la fin de semaine du 20 octobre (à suivre).

Post Scriptum (encore un landryisme) : dans un message précédent, nous nous sommes trompés dans l’épellation de la ville de Benidorm (et non Binedorm), au cas où vous pensez y aller un jour.

10 octobre (miercoles)

Il y a maintenant plusieurs commentaires sur le blog. C’est très le fun. Ne lâchez pas.

Annick : je (Victor) viens de terminer la lecture de « Le manuel de la mauvaise mère » : pas si mal mais rien à voir avec Louise.

RECETTE ESPAGNOLE

Pour Pierre : voici une recette espagnole qui a fort bon goût :
Titre : soupe aux fruits de mer épicée au citron (avec une adaptation pour Louise évidemment, devinez laquelle…).
Ingrédients : pour 6 à 8 personnes
Crevettes non cuites (500 grammes)
Filets de poisson blanc (250g)
Morceaux de calamars (200g)
Huile d’olive (2 cu à thé)
1 onion rouge tranché
2 gousses d’ail (écrasées)
3 feuilles de laurier
Zeste de citron (1.5 cu à table)
Paprika (1 cu à thé)
Petits piments rouges forts (1 cu à thé)
Vin blanc (une demie tasse)
Jus de citron (un quart de tasse)
Bouillon de poisson (8 tasses)
Persil plat frais (2 cu à table)
Oignons verts (2)
Instructions :
1. Couper crevettes, poissons et calamars en petits morceaux
2. Chauffer l’huile dans une large casserole, ajouter oignon rouge et l’ail et cuire (en brassant) jusqu’à ce que l’oignon soit tendre. Ajouter zeste de citron, laurier, paprika, piments rouges, vin, jus de citron et le bouillon : mijoter à découvert, 20 minutes.
3. Ajouter les fruits de mer, persil et oignons verts, mijoter à découvert (2 minutes ou jusqu’à ce que les poissons soient cuits). Enlever les feuilles de laurier.

Servir avec pain grillé. Louise trouve que c’est trop acidulé pour servir avec du vin mais moi Victor vous suggère soit une bonne bière ou un bon vin blanc bien froid.

8 octobre 2007

À Altea


6 octobre

Ouf! Une fin de semaine bien méritée. Nous profitons de l’auto pour continuer à découvrir notre coin de pays. Évidemment, nous commençons par La Villa Joiosa, déjà visitée avec Dennis et Michael (voir plus haut). Puis, nous nous rendons à Altea, environ 25 kilomètres au nord de El Campello. Quelle beauté. Centre ville historique tout en pentes, petites ruelles, tout vêtue de blanc. On dirait parfois une île grecque, parfois un village de Provence. Norma : we found your village : you can forget Eze. Ce sera certainement le premier village que nous ferons visiter à tout le monde. Vous souvenez de Châtelet tout près de Bandol? Eh bien ici ce sera Altea.

Au retour, nous sommes passés par Binedorm : ça ne vaut pas le détour. Un nombre incroyable de tours d’habitation, on dirait Manhattan. Par contre, si vous voulez aller danser vers les 3h00 du matin, c’est l’endroit.

Bonne fête Jean-François; bonne fête Clairette


(Traduction de l'éd: les festivités en l'honneur de Jean-François (4 oct.) et Clairette (5 oct.) ne peuvent être agrémentées de feux d'artifices ni de pétards)


Après une semaine (ardue) de cours, nous avons le crâne bourré. Beaucoup (trop?) de choses à assimiler rapidement : verbes réguliers, vocabulaires, différences entre ser et estoy (les Espagnols ont deux verbes pour être), ou encore entre tener et hacer (avoir). Hier, on a eu une heure de conversation avec un prof sur « nuestro ciudad », notre ville Montréal. C’est assez impressionnant le chemin parcouru depuis cinq jours. Ceci dit, aujourd’hui vendredi, nous étions épuisés.

Nous avons commencé à lire les journaux espagnols pour nous changer les idées des nouvelles de Montréal. A la une hier : « El uso del « hiyad » divide a la sociedad » : L’utilisation du hiyab divise la société. Plus loin, l’article complet sur une jeune musulmane à qui on a interdit puis permis l’utilisation du voile dans une école. Autre article : les listes d’attente des hôpitaux s’allongent…

Lucille a oublié son permis de conduire à Ottawa, pas facile de louer une auto. Aujourd’hui, c’est l’attente en espérant que DHL arrivera à temps. Merci à Gisèle.

C'est parti mon kiki


2 octobre (martes)

C’est parti mon kiki! Nous en sommes déjà à notre deuxième cours. Levée à l’aube (il fait encore un peu nuit, voir photo plus bas) pour prendre le tram de 7h49 qui nous mène au centre ville d’Alicante (un trajet d’environ 20 minutes). La surprise fut totale : trois professeurs qui se relaient pour … nous deux. Eh oui, la classe des débutants n’a que deux étudiants, Louise et moi (photo). Évidemment, on commence par le début : l’alphabet, les articles, les verbes réguliers au présent, etc. Déjà 4 leçons de terminées car nous allons au rythme de Louise, donc assez rapidement puisque nous connaissons déjà un peu des rudiments. Après deux jours, Louise m’a posé une série de questions et j’ai pu répondre assez facilement.

Hier, le professeur nous a posé la question suivante : quién es el premier ministre de Canada? Croyez-le ou non, nous avons mis plusieurs minutes avant de nous en rappeler. Un blanc de mémoire significatif? Après 2 ou 3 minutes, Louise s’est rappelé de son nom de famille mais on cherchait toujours le prénom… Il a fallu encore quelque temps pour nous rappeler qu’il s’appelait David (Note de l'éd.: c'est une joke ou quoi?? Ils nous niaisent!?)

Nous avons failli faire la première page du journal hier. En effet, le tram a dû s’arrêter à cause d’un éboulement de grosses roches sur les rails. C’était vraiment la pagaille. Finalement, on nous a fait marcher sur les rails et traverser un long tunnel dans le noir pour nous rendre à la prochaine station. Tous ces gens dans le tunnel… comme dans un film d’horreur, mais sans l’horreur. Ce matin dans le journal, grosse photo à la une de l’incident…sans nous.

Lucille et Raymond arrivent aujourd’hui.

1 octobre 2007

Enfin des nouvelles

(Note de l'éd: ceci est un blog: il faut lire les messages chronologiquement en partant du bas, du dernier lu jusqu'au plus récent...)

30 (dimanche)

Depuis le départ de Dennis et Michael, nous n’avons rien fait d’autres que prendre de longues marches et traîner à la plage. Il fait vraiment beau actuellement.

Dernier jour de septembre. Finies les vacances. Demain, une autre étape : ce sera notre phase estudiantine. !Manos a la obra!

(Note de l'éd.: aucune traduction ne sera fournie)

Où est Charlie (Mamilou)???? Note de l'éd.: ¿Dónde es Charlie (Mamiloua)?

Couleurs


27 septembre 2007

Dennis et Michael (et Selena leur chienne (Note de l'éd.: ne cherchez pas, elle ne se trouve pas sur la photo)) sont repartis ce matin. La visite fut rapide mais bien appréciée. Hier, nous avons fait notre première « sortie » en voiture et avons visité un petit village appelé La Vila Joiosa (environ une vingtaine de kilomètres au nord de El Campello).
La particularité de ce village est son vieux quartier historique, fait de petites ruelles et de maisons de trois étages récemment réhabilitées et multicolores (Note de l'éd.: pas eu le temps de photoshoper les fils). Très jolies. Les remparts médiévaux et la vielle église gothique valent la visite. Dennis et Michael dormiront ce soir à Sitges, sur la côte près de Barcelone. Sitges est réputé entre autres comme rendez-vous des gais et pour son architecture « modernista ». Demain soir, ils dormiront à Marseille, près de l’aéroport de Marignane, aéroport que nous (et plusieurs d’entre vous) avons maintes et maintes fois fréquenté.

Bref, de beaux moments, trop brefs, avec un vieil ami (près de 30 ans maintenant) et son compagnon fort sympathique.

« Post scriptum » (comme dirait Bernard Landry) : si vous venez nous visiter, vous aurez droit vous aussi à un paragraphe où je me ferai avec plaisir votre griot.

Aujourd’hui, c’est sûrement notre plus belle journée depuis notre arrivée (deux semaines déjà): donc, journée de plage…

Pratique un char finalement.

25 septembre

Nous profitons de l’auto de Dennis et Michael pour nous rendre au Carrefour. Enfin, nous trouvons nos herbes fraîches (sauf le basilic). (Note de l'éd.: viva le scooter)

Petit mal de tête aujourd’hui (un de nos visiteurs est toujours au lit à 12h50) : nous avons fait honneur au Moscatel et à la Licor de manzana verde, sans compter le rosé… Aujourd’hui, résolution de diminuer drastiquement (promesse d’ivrogne? A suivre.) (Note de l'éd.: viva les AA)

Depuis que nous sommes là, nous avons expérimenté quatre types de température. A notre arrivée, ciel bleu, chaud mais très venteux (6 jours), puis une journée grisâtre et deux jours de pluie et enfin, depuis lundi (le 24), ciel bleu, chaud mais sans vent. Ce sera notre façon de tenir nos statistiques (selon les quatre types). Il va sûrement s’en ajouter un autre, à savoir journée plus fraîche, mais on verra quand cela arrivera (probablement en novembre).

Première visite

24 septembre 2007

Enfin le ciel bleu. Le fait de ne pas avoir de voiture nous oblige à nous débrouiller. Par exemple, pour se rendre au centre de El Campello, il faut une bonne heure à pied. C’est là où se trouve notre épicerie favorite, juste à côté du café internet. Nous avons consulté « notre » blog : Annick a vraiment fait du bon boulot avec une mise en page fort attrayante (Note de l'éd.: merci aux modèles de Blogger). Nous avons essayé de le mettre à jour mais, avec les instructions en espagnol, ce n’était pas évident. Donc, on profitera des services d’Annick qui nous offre de le mettre à jour pour nous. A Noël, on prendra des leçons…

Désolé pour Jasmin que j’ai réveillé à 5h00 ce matin. J’ai fait 11 moins 6 = 7h00 : déjà gaga le beau-père?

Juste pour vous donner l’eau (bière) à la bouche : je viens de faire le plein d’alcool : 6 bières, 1,5 L de rouge, 1,5 L de blanc, 1.5 L de rosé, 1 L de Moscatel (l’apéro local), un digestif espagnol (Licor de manzana verde : disfruta de un sabor suave y auténtico), le tout pour une somme exorbitante de 12,5 euros. A ce rythme, il faudra chercher un groupe de AA.

Dennis et son chum arrivent aujourd’hui. Notre première visite.

Inondation et légumes grillés à la Victor


23 (dimanche)

Eh bien! Hier, la pluie diluvienne nous a forcés à nous encabaner toute la journée : lectures, jeux de cartes …

Qu’est-ce que l’on mange? D’abord, il faut dire que nous ne sommes pas super équipés : un petit four de rien et pas un seul couteau qui mérite le nom. Donc, la plupart du temps, nous cuisinons sur la terrasse et mangeons « à la plancha » (mets grillés sur une plaque chauffante, genre bbq). Hier soir, mon (Victor) tour de cuisiner, des légumes grillés à la méditerranéenne, servis chauds sur une tranche de pain également grillé. On a trouvé des herbes provençales séchées, mais pas encore des fraîches.

Déjà plus d’une semaine que nous sommes ici. Pour le moment, c’est le feeling de vacances qui prédomine. A part El Campello et quelques rues d’Alicante près de notre future école, nous sommes restés dans le quartier, en fait surtout sur la grande promenade et la playa. C’est incroyable comment on peut décrocher rapidement. Il y a à peine une semaine, j’avais la tête remplie de textes à finir et d’accommodements raisonnables, alors qu’aujourd’hui, je me demande si raisonnable prend un ou deux « n ».

Le soleil est revenu et avec lui les longues marches. Aujourd’hui dimanche, nous avons décidé d’instaurer une tradition : le dimanche midi (14h00), nous mangeons au resto sur la plage, cerveza y vino rozado por favor.

Bonne fête Maude


Maude a un an. Déjà. Joyeux anniversaire Maude!!!!!!!!! Nous avons hâte de voir les photos avec le traditionnel gâteau au chocolat. (Note de l'éd.: voilà c'est fait)

Dur, dur


Le 21

Nous aimons beaucoup le rythme espagnol. En fait, la journée est divisée en quatre grandes périodes. Du matin à 14h00 environ, c’est le moment de découvrir un coin, un quartier, un centre commercial, de faire les courses. Puis, c’est le repas du midi (14h00 en fait) suivi d’activités maison : pratique de l’espagnol, du banjo, lectures, piscine, et pourquoi pas, la sieste. Vers 17h30/18h00, nous sortons de nouveau, cette fois pour une longue marche le long de la mer; cette période se termine toujours par l’apéro (vers 20h00). Enfin, le repas du soir (autour de 21h00). En fait, ce qui est nouveau pour nous, c’est la période 17h00-20h00 qui est l’occasion de profiter de la mer et de la plage, même si nous ne nous sommes pas encore baignés. Avec le début des cours le 1er octobre, nous garderons le même rythme, la première période de la journée étant consacrée aux cours (avec une levée plus tôt bien sûr).

Nous sommes sur la côte méditerranéenne et pourtant nous n’arrivons pas encore à trouver les fines herbes fraîches (basilic, menthe, thym, etc.) qui nous permettraient de préparer quelques recettes de notre répertoire. Il faudra peut-être se rendre dans un resto français et demander au cuisinier ou à la cuisinière où l’on peut trouver les herbes.

Contrairement à Bandol, nous ne nous réveillons pas avec ciel bleu et soleil, mais plutôt ciel gris et vents. On nous dit que cela n’est pas normal; serait-ce le refroidissement de la planète? Vers 12h00, le ciel réussit quand même à percer et la température grimpe à 27/28. Pas si mal. Sauf aujourd’hui.

Le 20

Soirée tapas hier soir avec les proprios qui sont repartis ce matin. Leur présence, en plus d’une agréable compagnie, nous aura permis d’apprivoiser le système de transport (bus et tramway) et les marchés. Aujourd’hui, c’est jour de marché à Alicante, un très gros marché en plein centre ville. Pas cher en plus : des sandales à 5 euros, des pantalons à 6, etc.

Tendance lourde

Le 19 septembre

Le temps change assez rapidement. Hier soir, un peu trop frisquet et venteux pour Louise qui a dû se recouvrir d’un chandail pour manger sur la terrasse (photo). On (les proprio) nous avait dit qu’il pleuvait exceptionnellement ici; or depuis notre arrivée, c’est la deuxième fois qu’il pleut. Est-ce une tendance lourde? A suivre.

Suite du 18 septembre, deux semaines plus tard au Canada


Note de l'éd.: Ce n'est pas "une heure plus tard dans les Maritimes", mais "deux semaines plus tard au Canada".... imaginez que les missives voyagent par bateau comme dans l'ancien temps.

Finalement, nous n’aurons pas l’Internet à la maison (Note de l'éd.: vous voyez...). Pour le moment, nous allons au centre ville de El Campello, dans un cybercafé : un euro pour 24 minutes. J’aurais bien aimé envoyer quelques photos mais je n’arrive pas à les transférer dans mon ordi (j’ai oublié comment).

Je viens de relire la première série de notes que j’ai envoyée à tout le monde. Il reste encore quelques coquilles (désolé) et une erreur de 12 heures (à vous de trouver).

Malgré ce que j’ai dit précédemment, le décalage nous affecte quand même un peu, surtout le matin où la levée du corps est parfois difficile, ce qui fait que nous sortons vers les 11h00 au moment où il commence à faire vraiment chaud.

Louise s’est mise à l’espagnol (photo), méthode ASSIMIL oblige, sauf que nous avons oublié le premier disque (28 leçons) à Montréal. Elle commence à penser qu’elle va s’ennuyer dans un cours de débutante : donc, révision en vue d’une reclassification éventuelle. A suivre.